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Le concubin malade: médecin tenu au secret professionnel ? A l'hôpital, les concubins se trouvent vite confrontés à des situations délicates: il arrive qu'ils ne reçoivent aucune information sur l'état de santé ou qu'ils ne peuvent pas discuter d'un traitement. Il existe une solution contre le secret médical du médecin: un contrat.
Il n'existe pas de droit d'informations pour les concubins, contrairement aux couples mariés et aux personnes de la même famille. A l'hôpital, il se peut qu'ils n'obtiennent pas le droit de visite. Souvent, ils sont confrontés à un embargo sur les informations. Cela crée des tensions et de l'insécurité, mais n'a rien à voir avec la mauvaise volonté. En effet, les médecins sont impérativement tenus au secret professionnel. Même s'ils le veulent, ils n'ont pas toujours le droit d'informer un partenaire.
Si le malade ne peut plus décider de lui-même Une telle situation peut prendre une ampleur dramatique, si par exemple un partenaire tombe dans le coma. Dans le pire des cas, une personne ne reçoit aucune information sur l'état de santé de son concubin et sur le traitement médical. Seuls des concubins de longue date en possession d'une procuration ont leur mot à dire dans une telle situation. En l'absence de procuration, les médecins doivent prendre une décision après consultation des membres de famille les plus proches. Raison: en cas d'urgence, un médecin ne peut pas constater s'il s'agit d'une relation solide ou pas.
Meilleur remède: une procuration réciproque Les droits de visite et de renseignement pour les concubins sont réglés différemment, selon les cantons. Par exemple, l'ordonnance zurichoise sur les patients traite les partenaires homosexuels avec un domicile commun comme les membres de famille. En cas d'absence de directives précises, les concubins obtiennent des informations que sur les questions relatives à la maladie. Cela montre pourquoi il est recommandé, dans ce domaine aussi, de prendre des précautions. Avec une procuration réciproque et écrite, on peut éviter des tracasseries inutiles. Cela vaut également pour les voyages à l'étranger: dans le meilleur des cas, la procuration est traduite dans la langue du pays ou rédigée en anglais.
Dispositions personnelles indispensables Une procuration, c'est bien. Des dispositions personnelles supplémentaires, c'est mieux. Elles peuvent contenir les réponses aux questions suivantes: - Quelle attitude doivent adopter les médecins en cas de thérapie intensive? - Doivent-ils entreprendre une réanimation même si la situation médicale est sans espoir? - Quelles démarches doivent-ils entreprendre après un décès? De telles dispositions ne sont pas seulement recommandées pour les concubins. La définition des dernières volontés peut être extrêmement utile. Dans la pratique, une procuration réciproque pour les questions liées aux assurances, aux caisses maladie, aux banques, aux employeurs, aux bailleurs et aux autorités a fait sa preuve.
Sida: les partenaires ont droit aux informations Qu'en est-il si l'on a le soupçon qu'un partenaire a contracté le VIH? Dans pareil cas, les médecins peuvent rompre le secret professionnel. Le désir fondamental de protection prime. Pour les maladies non mortelles, mais aussi en cas de grossesse, les médecins ne peuvent fournir aucune information, même sur demande. S'ils veulent tout de même rompre le secret médical, ils doivent d'abord obtenir le feu vert des autorités compétentes.
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