|
Epargne commune: sympa mais naïf ! Les questions d'argent sont la principale source de conflit, même entre partenaires. Il vaut donc mieux être méticuleux et tout mettre par écrit que de livrer une rude bataille devant les tribunaux.
Un compte en banque commun où sont versés les salaires et où est prélevé l'agent pour les dépenses facilite la vie. Mais placer en commun toute sa fortune peut s'avérer délicat, surtout si un des partenaires se sent mis à l'écart. En cas d'absence d'accords sur les comptes et dépôts communs, les règles sont les mêmes que celles des sociétés simples: en cas de séparation, la part des deux membres est égale, indépendamment des versements et des prélèvements des partenaires. La situation et plus critique si l'on place toutes ses économies sur un compte commun ouvert au nom du partenaire. Dans ce cas, on risque de tout perdre en cas de séparation. Il est donc conseillé d'ouvrir un compte commun avec le nom des deux partenaires.
Emprunt: préférence à un contrat La prudence est de mise lors d'un emprunt d'argent. Dans tous les cas, il vaut la peine de le mettre par écrit. Le contrat contient le nom du débiteur, du créancier, le montant prêté, les conditions (y compris les intérêts passifs), et la date du remboursement. Si l'on renonce à un accord écrit, la situation peut devenir délicate en cas de conflit. Le débiteur doit alors prouver devant un tribunal que ses prétentions sont justifiées. Dans beaucoup de cas, une quittance n'est pas considérée comme une preuve. Celui qui pense qu'un contrat de prêt représente un manque de confiance dans une relation se trompe. Le contraire est vrai. En effet, des règles claires facilitent la vie commune. Et si la relation dure, on peut toujours renoncer à un remboursement.
Dettes: avantage des comptes séparés La vie en concubinage comporte plusieurs avantages. Cela vaut surtout si un des partenaires est confronté à des problèmes financiers. Dans ce cas, il est évident pour tout le monde de ne pas avoir une caisse commune. Sinon, il arrive facilement que le partenaire sans dettes soit considéré comme responsable et qu'il soit poursuivi par les créanciers. Cela vaut particulièrement si la dette est élevée et si une partie du salaire est saisie. Dans ce cas, le débiteur reçoit seulement le nécessaire pour vivre. Le montant minimal dépend des directives cantonales qui fixent le minimum existentiel légal. Comme le concubinat ne prévoit pas les droits légaux de soutien et d'entretien, la fortune du partenaire et son salaire ne sont pas pris en considération. C'est pourquoi les organismes de conseil ne recommandent pas de se marier dans telle situation.
Tout change en la présence des enfants La situation est tout autre lorsque les concubins ont des enfants en commun. Si le salaire du partenaire est saisi, le minimum existentiel commun est alors calculé. Les deux partenaires doivent payer, selon le rapport du revenu net de l'homme et de la femme. Concrètement, le partenaire non endette paie aussi.
|